vendredi 21 décembre 2007

Enfin de la bédé!

Salut à tous!
Merci à ceux qui ont pensé à ouam le 19 (merci aussi à ceux qui n'ont pas pensé à moi,huhuhu)
Bon, je suis en train de scanner petit à petit mon carnet et autres dessins. J'ai encore une foultitude de trucs à dessiner sur Djibouti et sur mes aventures incroyable (notamment comment j'ai failli ne pas revenir à temps). En attendant, pleins de trucs à se mettre sous la dent bande de petits veinards, dont les 2 premières planches de mon carnet, des aquarelles, et d'autres mochetés.
Joyeux noyel à vous!



Ali-Sabieh, deuxième ville du pays, perdu au beau milieu de nulle part...


Du côté de la place Ménélik, Djibouti ville.

mercredi 19 décembre 2007

19 décembre ...


Bon anniversaire !!!!



Made by les petites mimines de kheldar ...

mardi 18 décembre 2007

Back to the house that love built

Salut à tous.

Voila, mon aventure africaine a pris fin dimanche matin. Passer de 30° à -4 ne m'a pas épargné, je suis malade. Et franchement, au dela de la joie de revoir ma partner préférée, ma famille, et de faire des margaritas pour Nico et Emilie dès le soir de mon arrivée, j'ai bien les boules d'être de retour ici. Sinon, s'en vient le challenge de scanner mon carnet de voyage bien naze, les quelques illus' et aquarelles, avant de pouvoir satisfaire des donateurs de l'opé "1euro".
Va falloir être un peu patient, vu que les fêtes arrivent, et que demain je prends un an de plus en me rapprochant dangereusement de la trentaine. J'ai horreur de fêter mon geburstag, mais peut être ferai-je une note demain. Quand je pense que je pourrai fêter sur Djibouti l'Aïd en même temps que mes 28ans, j'ai grave les boulettes.

samedi 8 décembre 2007

l'operation 1euro pour ma gueule avance...

vendredi 7 décembre 2007

Quelques messages personnels

@KeMyAnN: ai passé tout la nuit à trainer dans les bars et les boites -stop- t'as encore loupé gros enflammable de dance-floor -stop- au moins trois titres de Madonna dans la soirée -stop- bol de Get31 pour 5euros à peine -stop- pas trop dég' j'espère? -stop- hahaha -stop-.

@*Ju*: ai été très sage -stop- mais pas gràce à mes trinomes -stop- en ai perdu un en boite -stop- ai perdu le dernier en chemin -stop- principal me suis pas perdu -stop-.

@Fab: me suis fait chourré mon cadeau du Japon -stop- super dégouté de la mort -stop-.


@autres: gueule de bois -stop- retourne dormir -stop- passez sur le warblog -stop-.

jeudi 6 décembre 2007

Proposition indécente

Salut à tous

Je passe juste pour relayer une proposition que j'ai faites sur le forum du Zombiblog (c'est du bon, mangez-en).
Pour ceux qui y font un tour de temps en temps, qui aiment ma série "ZombInc", et qui savent tenir un stylo, je vous propose de participer à la création d'un perso ou d'un chapitre entier.
Je suis actuellement en train de me charger du chapitre3, et il m'en reste encore 7!! De plus, j'ai prévu une série d'annexes, une par chapitre, qui consiste en une simple illus', un strip, une planche, un plan, une lettre, et d'autres bizarreries de ce genre. En gros, il y en a pour tout les goûts!
Donc si vous aimez les zombis, et plus particulièrement les miens, une seule adresse: vonguigui chez yahoo.fr!!
Si vous avez un blog, un site, n'importe quoi me permettant de voir votre prod', c'est fortement conseillé^^
Allez, je retourne bronzer travailler

mercredi 5 décembre 2007

Plus que 10jours à Djibouti

Cette constatation m'a frappée violemment pas plus tard que tout à l'heure. Mon séjour touche donc à sa fin! Mais l'heure n'en ait point au bilan, que nenni! J'escompte bien profiter à fond de cette dernière semaine et demi, en claquant toute la thune que j'ai économisé en mangeant du thon à tout les repas pendant près d'1mois.
Premièrement, je déclare solennellement que je vais me faire plaisir sur la bouffe, notamment sur le poisson (dorade mon amie, je vais te manger).
Deuxièmement, je déclare solennellement que je vais acheter des bibelots, un peu, en fonction de ma thune et de ma capacité à marchander. La dernière fois, je suis resté une bonne heure avant d'avoir le dernier mot. Lassé, mais surtout battu moralement, le vendeur accepta de me céder à "prix d'ami très fidèle" (ouaf ouaf) quelques objets rares. Il est amusant de noter à ce propos que les souvenirs "typiques" de Djibouti, à savoir les couteaux afars, yéménites, les croix éthiopiennes, les colliers, etc,... ; cèdent leur place dorénavant à des bibelots massifs et pas très couleur locale. Elephants, girafes, singes, masques, d'origines diverses et variées, face émergée de l'iceberg COMESA. Tout ça est sans doute Kenyan, ougandais, et sur certains trucs je ne serai pas étonné d'y voir un "Made In China".
Bref, j'escompte bien également, et pour terminer, passer du "bon temps" avec les quelques potes que je me suis fait, notamment des infirmiers de Bouffard, l'hopital militaire français. Ces gens-là savent faire la fête! (burps)
Quelques trucs pour finir:


Le centre ville, côté caisses (à gauche sur la photo). Vous comprenez pourquoi on appele ça "Les caisses" maintenant. Derrière les dites caisses, de nombreuses ruelles desservant le marché de Djibouti, qui se poursuit à ciel ouvert quasiment au pied de la Mosquée "des mouches" (en arrière plan sur la photo). Vous y trouverez tout ce que le marché noir (sans mauvais jeu de mot) peut vous offrir, c'est à dire quasiment tout. Pourquoi "..des mouches"? pour ça...



à l'angle de la rue de Paris. les batiments de l'époque coloniale partent en ruines, mais il y a de beaux restes, et une étude sur la préservation du patrimoine bâti à Djibouti-ville a été menée par la Direction de l'Urbanisme. Espèrons que cela débouche sur quelque chose. En passant, je suis assez content de moi sur cette aquarelle...

lundi 3 décembre 2007

De la haut, je vois mon parking

Titre improbable pour vous lacher quelques photos.
Hier j'ai bu mes premières gouttes d'alcool depuis plus d'un mois, je vous laisse imaginer dans quel état j'ai fini.


devant vous, un terrain vague. Les gosses y jouent au ballon le soir venu, et quelques camions éthiopiens y stationnent dans la journée (je suis à 5mn à pied du port). Et donc oui, je suis à l'étage, le chouf est sympa (sa fille était à l'hosto dernièrement, on lui a laché de la thune pour qu'il aille lui rendre visite, du coup, il est encore plus sympa), et la femme de ménage aussi. Elle est éthiopienne, et depuis qu'elle sait que je parle anglais, elle n'arrête pas. Faut dire qu'elle ne parle pas des masses le français. Enfin, du coup, elle a l'air de bien m'aimer, et elle me rend pas mal de services, comme celui d'aller au marché m'acheter des fruits (au tarif djibouti, et pas européen).


je loge donc ici, dans un magnifique T3 gigantesque, bien plus grand que chez *Ju* et moi. Bon, le principal pour moi c'est la gazinière et la machine à café. Après 1mois sans caféine à manger des trucs froids....

Je vais tenter de prendre en photo l'endroit où je vais manger de temps en temps le soir. Et la prochaine fois, je vous balancerai des tofs de Balbala et du centre ville; Mais ici, faire des photos quand on est seul n'est pas une chose facile; dans le meilleur des cas, les gens vont vous demander de l'argent (j'ai rien contre, mais si tu dis oui, 15personnes arrivent en disant qu'ils sont aussi su la photo) et dans le pire des cas, ben t'as pas le droit alors tu vas bouffer du caillou. Les musulmans rechignent beaucoup à être pris en photo, superstition en grande partie. Je peux faire des photos de la ville le matin, quand il n'y a personne, mais c'est mieux quand la vie remplie les rues. Ne vous étonnez pas si une bonne partie des photos sont prises en hauteur....j'ai mes coins tranquillous...

samedi 1 décembre 2007

Histoire de Djibouti (d'il y a super longtemps à quelques années)

On trouve très peu de données historiques précises sur l’histoire précoloniale ; cela dit, on peut affirmer que sa situation a amené Djibouti à devenir au cours des siècles un lieu de passage très fréquenté en même temps qu’une voie d’invasion favorable.

On peut remonter à la période égyptienne pré dynastique (>3500 avant J.C) pour aborder les explorations de la Mer Rouge (les égyptiens s’approvisionnaient au pays de Pount). Il est certain que sa situation de charnière entre l’Afrique et l’Asie a amené cette région à être un lieu de passage fréquenté par les Egyptiens, les Phéniciens, les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Arabes et enfin les Européens (en résumé, toutes les grandes civilisations du bassin méditerranéen).
Mais c’est l’arrivée de la France qui voit le pays prendre son importance stratégique. Lorsque la France prend pied à Djibouti, les droits de souveraineté; détenus par la Turquie, sont sur le point d’être cédés à l’Egypte (Djibouti, qui est à l’époque qu’un ensemble de petits sultanats, appartient théoriquement à la Turquie, même si cette dernière ni exerce aucun véritable droit). La prise de possession devient officielle en 1862. Henri Lambert, consul à Aden, négocie avec le sultan de Raheita, de Tadjourah et de Goubaad la concession de la côte d’Obock en 1859 (le traité sera effectif le 11 mars 1862, Henri Lambert aura entre temps été assassiné). Mais ce n’est qu’après le percement du canal de Suez que les Français prennent conscience de l’intérêt que représente cette acquisition (jusqu’alors, Obock n’est rien de plus qu’une escale vers Madagascar et l’Extreme-Orient). La naissance de la colonie est donc une naissance commerciale, et pas militaire. Ce n’est qu’à partir des années 1880 que l’administration coloniale va prendre le relais des « commerçants ».

Le comte Léonce Lagarde est nommé en 1884 gouverneur de la colonie d’Obock (officiellement « Territoire d’Obock »). Nouant des contacts et des amitiés avec les sultans Afars et les chefs Issas des rives sud du golfe de Tadjourah, Lagarde récupère leurs territoires, sous la protection de la France. Il faut dire que les Britanniques, première puissance coloniale à s’intéresser réellement à cette région (prise d’Aden en 1839), virent les Français d’Aden (au Yémen), en 1883. Obock, alors capitale de la colonie, apparaît déjà comme dépassée. La rade est peu profonde et mal abritée, sa situation géographique n’en fait pas un débouché évident pour le commerce éthiopien (cf.carte), preuve que ces visées économiques ont toujours été une préoccupation.

Le Ras Djibouti est occupé dès 1888, et Obock est abandonnée (en temps que capitale) en 1892 en faveur de Djibouti. le 22 juillet 1898, l’appellation officielle du territoire devient alors « côte française des Somalis ». La ville n’est alors qu’un ensemble d’îlots et d’îles madréporiques désertiques. Mais sa rade permet aux navires de s’abriter, et la large nappe phréatique permet de se ravitailler en eau.

Partant du néant, Lagarde met en place les bases de l’infrastructure du port, en faisant l’un des mieux outillés de la côte orientale d’Afrique. Dès 1898, les travaux de la ligne de chemin de fer reliant Djibouti à Addis-Abeba annoncent les prémices de l’importance du corridor Ethiopie/Djibouti (je reviendrai plus tard sur l’histoire du chemin de fer). Les travaux du chemin de fer se terminent en 1917, consacrant Djibouti comme porte maritime de l’Ethiopie. La ville, peuplée par 5000habitants en 1895, en compte plus de 15.000 en 1900 (dont 2000 européens).

La ville se développe de plus en plus jusqu’au déclenchement de la seconde guerre mondiale. Le gouverneur souhaite rejoindre la France Libre, au contraire du reste des notables de la colonie, qui subira un terrible blocus jusqu’à la chute de l’Afrique Orientale Italienne. En 1946, la colonie reçoit le statut de T.O.M, et le Franc Djiboutien est créé en 1949, directement indexé sur le dollar (ce choix étant unique au regard du Franc CFA qui s’imposa partout ailleurs en Afrique française).

Le processus de décolonisation engagé par la France dans l’ensemble du continent africain en 1958, touche naturellement Djibouti, même s’il faut attendre le 19mars1967 pour voir l’organisation d’un référendum. Cette consultation, aux résultats contestés, aboutit à un changement de structures sans remettre en cause l’appartenance de Djibouti à l’ensemble français. La Côte Française des Somalis devient alors le Territoire Français des Afars et des Issas. Mais la voie vers l’indépendance est ouverte. Le nouveau référendum du 08mai 1977 aboutit à la proclamation d’indépendance deux mois plus tard (le 27juin 1977).

La petite République va vivoter dans sa première décennie d’indépendance, grâce à un port compétitif (les investissements français étant récents, le port est le plus compétitif de la région), et une économie de la rente singulière (puisque basée sur la perception de subsides français pour le maintien d’une base militaire, et non sur l’exportation de matières premières, inexistantes). Précisons que la présence militaire française est sans aucun doute ce qui a sauvé Djibouti des appétits de ses voisins éthiopiens et somaliens (cf. guerre de l’Ogaden). En 1992, une guerre civile éclate, opposant le régime au pouvoir de Hassan Gouled Aptidon au Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD). Le conflit cessera en 1994, et une « paix des braves », sera signée en 1996. Ce conflit va plomber l’économie nationale avec la hausse massive des dépenses militaires (et de ce fait des dépenses de l’Etat), et creuser l’écart entre Afars et Somalis, déjà en but à de sérieuses dissensions (largement exploitées et amplifiées par l’administration coloniale).


En conclusion, et pour remercier tout les courageux lecteurs (vous êtes timbrés, ou alors vous faites de la géographie ?) citons une anecdote drolesque. Le siège de sénateur du Territoire des Afars et des Issas a subsisté jusqu'en 2004 (le siège était vacant hein), car aucune loi électorale n'avait pris en compte l'indépendance de Djibouti en 1977. En plus d’être amusante, cette anecdote illustre merveilleusement bien les relations de la France à l’égard de son ancienne colonie…ce « confetti d’empire »…

                                                       BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE


_ DUBOIS C., 1997, « Djibouti, 1888-1967, héritage ou frustration ? », Paris, l’Harmattan, 432p.
_ OBERLE P., HUGOT T., 1985, « histoire de Djibouti des origines à la République », Paris, Présence Africaine, 339p.
_ ROUAUD A., « Pour une histoire des Arabes à Djibouti ; 1896-1977 », la Corne d’Afrique dans tout ses Etats, Cahier d’Etudes Africaines, XXXVII (2), 146, p319-348, 1997.